#NosParentsOntDuTalent : Marie Campain, photographe

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On vous le dit souvent, nos Little parents sont enthousiastes, parfaitement imparfaits, inspirants…
Marie est une de ces parents. Photographe passionnée, elle a réalisé une immersion photographique il y a quelques mois, au cœur du quotidien de Little Saint-Seurin.

Objectif : capter l’individualité naissante des petits enfants, ainsi que les premiers émois de leur vie intérieure. Une magnifique exposition photo en est née.
Rencontre…

Qui es-tu Marie ?

Chercheuse en sciences politiques et sociales, j’ai travaillé pendant 12 ans dans le secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche. Aujourd’hui, je suis freelance ce qui me permet d’avoir plus de temps pour mes deux passions : ma petite famille et la photographie.

 

Comment t’es venue cette passion pour la photo ?

J’ai commencé à faire de la photo à la naissance de mon fils Antoine et petit à petit c’est devenu un véritable besoin. J’ai donc souhaité me perfectionner, en tant qu’auditrice libre aux Beaux-Arts. En parallèle, j’ai souhaité m’investir dans un sujet personnel et celui de la petite enfance s’est imposé à moi, tout comme le lieu où je voulais l’expérimenter : à Little Saint-Seurin, où Antoine a poussé et où nous, ses parents, avons grandi.

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Comment s’est passée ton immersion ?

J’ai d’abord passé toute une journée sans appareil photo à la crèche pour que les enfants s’habituent à ma présence sans qu’elle soit associée à l’objectif. L’équipe a été très accueillante et bienveillante. Puis j’ai suivi le rythme de la crèche pendant 4 jours… intenses ! Je connaissais mon sujet « rendre compte comment l’éveil à soi et au monde peut être encouragé par une éducation bienveillante et confiante, et par un environnement aimant et empathique » mais je n’étais pas sûre de ce que j’allais photographier. Ce sont les enfants qui m’ont indiqué le chemin et inspiré les titres.

Quel a été ton parti pris photographique et artistique ?

Je m’étais d’abord imposée des contraintes artistiques : celle de ne prendre que des photos formats portraits pour que la verticalité résonne avec la croissance des enfants. Et aussi, de travailler en noir et blanc, un mode que j’affectionne particulièrement : plus universel, plus intemporel et donc plus adapté à la capture d’émotions, de gestes… Enfin, j’ai choisi de ne pas capturer les moments intimes entre les parents et les enfants, ces moments leur appartiennent.

Pour le reste, je me suis laissée porter par les moments de vie de la crèche. Chaque photo est le résultat d’un temps d’observation, des liens que j’ai créés avec les enfants.

Quel bilan fais-tu de cette expérience ?

Cette immersion a confirmé mon positionnement en tant que photographe : m’installer dans un environnement et être oubliée. Elle a nourri mon travail autour de mon thème de prédilection : l’invention de soi. Et puis, c’était une belle façon de tourner la page de la petite enfance d’Antoine, de la crèche tout en faisant un geste pour donner à ce lieu qui nous a tant offert un petit quelque chose.

Quels sont tes projets désormais ?

L’expérience photographique autour de l’invention de soi va se poursuivre, en novembre, dans le multi-accueil « Les Bidibulles » à Portets, une crèche publique gérée aussi par Eponyme (ndlr : l’entreprise qui se cache derrière Little). Ce sera l’occasion de trouver de nouvelles choses à explorer dans un autre environnement. Je me dirige aussi vers d’autres sujets à creuser autour de la féminité, la maternité et l’adolescence. Et puis, je réfléchis à un endroit où exposer…

 

>> Retrouvez les expériences artistiques de Marie Campain, sur Instagram : @MarieCampain

 

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