LITTLE CAFE: Comprendre les colères de ses enfants.

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LITTLE a organisé un café-parent durant la semaine de la Darweek, pour « Comprendre et accompagner les colères de nos enfants ».

 

C’est quoi un « Little Café »?

Chaque mois, c’est un café (ou un thé), une chouquette ou un croissant.. des parents, un thème de discussion et une éducatrice pour animer le débat;-)

C’est sympa, ça prend juste un tout petit peu de son temps (entre 8H et 10H) et on reste le temps que l’on veut. C’est ouvert à tous les parents de la communauté LITTLE et c’est gratuit!

Un sujet vous intéresse ou vous préoccupe?

Dites-le nous et on pourra proposer ce thème lors d’un futur Little café!

 

ET maintenant, voici ce qui a été abordé sur les fameuses colères de nos chers enfants.

1/ La colère est une émotion comme les autres

La colère (comme la joie, la tristesse, la peur…) est une émotion utile à l’Homme pour conserver son inred-angry-smileytégrité physique et psychologique. L’émotion est une réaction qui vient de l’intérieur et s’exprime à l’extérieur. Elle est souvent causée par une stimulation venue de l’extérieur. Elle a une fonction protectrice.

La colère n’est pas en soi une émotion à bannir à tout prix. Elle a une valeur réparatrice face à une frustration.

Elle entraine des réactions psychophysiologiques, (accélération de rythme cardiaque, de l’afflux sanguin, contraction musculaire…) et neurologiques.

 

2/ La colère dans le développement psychologique du jeune enfant

⁃          Avant 18 mois, la colère du tout-petit est avant tout une réaction à la frustration.

Il veut quelque chose qu’il n’obtient pas (ou pas tout de suite) ou qu’il ne parvient pas à faire.

La colère peut aussi résulter de la non réponse à un besoin de l’enfant (et non à un désir).

Ex : besoin de bouger du tout-petit (installer dans un siège auto, dans une chaise haute ou un transat, le bébé peut s’agacer et exprimer son besoin de se mouvoir librement par des pleurs, des cris).

Des besoins physiologiques  (manque de sommeil, faim) agissent en accélérateur d’émotions négatives.

⁃          Vers deux ans, l’enfant entre dans une période dominée par l’affirmation de soi (accès au symbolique, au langage, le Non, acquisition de la propreté…).

Il a envie de diriger, de choisir par lui-même (libre-arbitre), il veut faire seul. Il a besoin d’autonomie et de liberté.

Il veut comprendre le monde des adultes, ce qui est du domaine du possible et de l’impossible, ce qui est autorisé, ce qui ne l’est pas.

⁃         Autour de deux ans et demi/trois ans, l’affirmation de soi est toujours présente mais se meut en opposition. Ce qui se joue dans cette période là est souvent comparé à ce qui se « rejoue » à l’adolescence. L’enfant cherche également à tester la solidité du lien parents/enfants.

 

La colère est l’expression d’une  frustration. Ce n’est pas un « caprice » !

Les caprices supposent une intentionnalité (la capacité d’intention commence vers l’âge de 6-7 ans).

Un très jeune enfant n’a pas cette capacité du point de vue de sa maturité affective.   Il dirige sa colère contre autrui ou contre lui-même car il ne sait pas encore canaliser ses émotions. Il peut se sentir prisonnier de son ressenti.  

Le tout-petit est également très sensible à l’ambiance qui règne autour de lui, s’il y a des tensions, il les ressent aussi et peut réagir par la colère, comme pour décharger sa propre tension.

De la même manière, la fatigue, le stress accumulé  dans la journée peut se décharger le soir en « crise de colère » dirigée vers les parents.

Ex : l’enfant a passé une très bonne journée à la crèche (ou chez la nounou) et dés le retour à la maison, pleure, crie, tape !

Auprès de sa figure d’attachement (papa ou maman), il peut se déchaîner en sécurité et il ne s’en prive pas. A ce moment-là, tous les prétextes sont bons mais ce ne sont, justement, que des prétextes.

3/ Comment accompagner ses colères 

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Le cerveau humain atteint sa maturité neurologique à 25 ans.

Imaginez le tout-petit avec tout ce chambardement dans sa tête et dans son corps. Canaliser tout cela demande un certain degré de maturité affective.

Inutile de lui intimer l’ordre de se calmer  ou d’arrêter cette colère! Il n’en est pas capable seul.

 

L’enfant en colère, exprime quelque chose de lui-même. Alors accueillons cette émotion.

Ecouter la colère de l’enfant.

Répondre à ses besoins est nécessaire à son « bien grandir ». A l’inverse, satisfaire tous ses désirs ne l’aide pas à se construire. Ce n’est pas une preuve d’amour !

 

  • Quelques pistes pour désamorcer la colère…
  • Contenir son enfant physiquement, en le serrant dans ses bras par exemple
  • Mettre des mots sur ses émotions 
  • Lui proposer un espace de retour au calme (et pas d’isolement dans un coin)
  • Jouer avec son enfant
  • Pour les enfants plus grands : partager sa propre expérience
  • ET AUSSI : accepter parfois de CEDER !   l’enjeu est-il vraiment majeur ? Se poser la question « pourquoi est-ce aussi important pour moi ? »

 

Anticipez les prémisses… n’attendez pas la crise :  

  • Donner un choix à l’enfant.
  • Accompagner l’enfant
  • Utiliser les cartes de émotions

 

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