L’ÉVEIL AU GOUT

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Comment aborder la diversification ? A quel âge ? Quels aliments fait-on goûter et à quel moment ? Comment varier et équilibrer les repas ? Quels besoins nutritionnels, à quel âge ? Comment faire aimer un aliment que bébé n’aime pas ? Comment gérer la période de phobie alimentaire ?

Lors du « Midi de la parentalité » autour de l’éveil au goût, nos mamans présentes (les papas vous êtes les bienvenus pour les prochains ;)) avaient 1000 questions à poser à Jessica, intervenante experte du jour ! Face à la richesse des échanges, à toutes les astuces qui ont été données, on s’est dit qu’il fallait bien partager cette mine d’infos avec les parents qui n’avaient pas pu venir.

Commençons par le commencement : le lait. Maternel ou maternisé, le lait est la première nourriture de vos bouts de chou. Et puis vient le temps de la diversification (vers 4-6 mois). Avec le temps certains enfants resteront attachés au moment de l’allaitement ou du biberon, tandis que d’autres s’en désintéresseront. Pas de panique si c’est le cas, l’apport en lait peut se faire sous bien des formes : yaourts nature au lait entier (à agrémenter selon les goûts avec de la confiture, du miel ou de la compote), fromage… Proposez à votre enfant des recettes différentes ou des présentations différentes, vous trouverez forcément ensemble ce qui lui plaît !

Le petit conseil de Jessica : évitez les yaourts au lait maternisé vendus au rayon bébé, ils sont souvent bien trop sucrés.

La diversification
Vous pouvez la débuter entre 4 et 6 mois mais surtout quand vous sentez que votre enfant est prêt (et que vous l’êtes aussi !). Vous l’aurez compris, le maitre mot en matière d’éveil au gout c’est : NO PRESSURE ! Manger, cela doit être un plaisir, une découverte, notamment au début de la diversification. Quelques cuillerées pour le goût et la curiosité, puis petit à petit des quantités plus importantes.

Côté pratique, les experts recommandent d’introduire un légume à la fois pour s’assurer que votre enfant ne fasse pas de réactions à certains aliments avant de tenter les mix de légumes. Carottes, panais, courgettes, potimarron… tout est permis ! Seuls, les choux qui sont plus difficiles à digérer sont à introduire autour de 8 mois.

Si possible, privilégiez le fait-maison et les légumes bio et de saison (le premier pas de bébé dans son apprentissage des saisons et du rythme de la nature). Mais encore une fois, un pot bébé bio de temps en temps ne fera pas de vous un parent indigne 😉

  • Le petit conseil de Jessica : votre enfant rechigne un peu manger un légume, ne le forcez pas et reproposez-lui plus tard. Il ne faut pas moins d’une dizaine de fois pour être sûr que non décidément les épinards, ça ne passe pas 😉
  • Le petit tips des mamans : au début de la diversification, quand bébé ne mange que de toutes petites quantités de purée, congelez-la dans un bac à glaçons. Pas de pertes et surtout des doses parfaites pour les premières becquées !

La question des morceaux
Introduire tôt (vers 6/10 mois) des morceaux, c’est permettre à vos enfants de s’éveiller à une diversité de textures, à former son palais à différentes consistances et l’entrainer à mastiquer ! En fonction de son âge et de votre envie, vous pouvez rapidement lui proposer des purées moins lisses et même des bâtonnets de légumes cuits ou de fromage.

Le passage de la phobie alimentaire
Souvent redouté par les parents, le frein à l’alimentation est un passage quasi obligé vers l’âge de 2 ans. En pleine période où votre enfant affirme ses choix et son identité, rien de plus normal ! La bonne nouvelle, c’est que si vous avez réussi à introduire une diversité de goûts et de textures, ce stade pourrait être moins marqué (mais vous le savez on n’est pas dans de la science exacte !)

Pendant cette étape, parfois un peu fatigante, ne forcez jamais et répétez-vous que c’est passager. Les aliments que votre « je-veux-des-pâtes » aimait avant, sont acquis pour la suite… ça reviendra !

  • Et parce que Jessica a toujours une astuce pour vous, profitez de cette période (vous pouviez bien sûr le faire avant), pour faire participer votre enfant à l’élaboration de son repas. Faites les courses ensemble (ou même emmenez-le dans une cueillette), montrez-lui les produits bruts, impliquez-le en cuisine… Il sera bien plus enclin à manger ce qu’il aura préparé.
    Attention tout de même aux objets dangereux sur les plans de travail 😉

Le moment du repas
Éveiller les papilles de votre enfant, cela passe aussi par l’ambiance du repas. Votre petit.e gourmand.e sera bien plus à même de manger si il.elle est bien installé.e dans une chaise adaptée, les pieds bien appuyés sur un support.

Concernant le matériel : exit le plastique ! Proposez à votre enfant de la vraie vaisselle adaptée à sa taille. C’est bon pour sa santé et le développement de sa motricité fine J Et s’il préfère manger avec les doigts, qu’à cela ne tienne, lâchez prise ! Un coup d’éponge et de débarbouillette et on n’y verra plus rien !

A la crèche, on pousse même le bouchon encore plus loin, en proposant aux plus grands, des plateaux repas en inox où tout est à disposition : de l’entrée au dessert. Les enfants choisissent ce qu’ils veulent manger dans l’ordre qu’ils souhaitent et croyez-nous en général, les plateaux repartent vides en cuisine !

Enfin, si cela vous est possible, mangez en famille et même, dès que votre enfant est assez grand, partagez le même repas. N’oubliez pas, les enfants apprennent par mimétisme. Vous voir manger au quotidien toutes sortes d’aliments variés, lui donnera envie de vous suivre dans cette découverte. Bref, faites du repas un moment de joie !

Vous êtes arrivés jusque-là (bravo !) mais vous avez encore des questions ?
Voici outils préférés pour aller plus loin.

 

 

 

 

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