Le parent parfait n’existe pas !

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Quand on parle d’éducation positive, il n’est pas rare d’avoir l’impression de parler d’un parent parfait qui garderait son calme à toute épreuve, qui ne serait que compréhension et écoute, bref qui serait sans doute bien loin de la réalité du quotidien de chacun d’entre nous, entre fatigue et stress…

Pour ce dernier article de notre grande campagne #ÉduquerAvecBienveillance, on voulait vous rassurer : il n’y a PAS de parent parfait ni même de professionnel(le) de la Petite enfance irréprochable. Il n’y a que des êtres humains qui font de leur mieux pour offrir aux enfants un environnement épanouissant et une enfance heureuse 🙂

Qui ne s’est pas reconnu dans le sketch de Florence Foresti envieuse de la maman calme/organisée/coiffée/répondant avec amour et tendresse à son enfant qui hurle ? Rassurez-vous, on s’y est tous vu parce qu’on aimerait tous être cette maman, ce parent, ce professionnel parfait pour nos enfants. Oui mais voilà cet idéal est impossible à atteindre et ce n’est sans doute pas l’éducation bienveillante qui vous dira le contraire ! Et heureusement : quel complexe pour nos enfants si nous étions parfaits 🙂

Mais alors la parentalité positive c’est quoi ?

C’est savoir que ce n‘est une méthode miracle pour personne et qu’elle n’empêche pas les conflits ou les colères de Loulou quand vous lui refusez un biscuit avant le dîner : c‘est un cheminement ! Loulou n’arrêtera pas du jour au lendemain de débarquer toutes les nuits dans votre lit, Fripouille continuera à déverser sa colère aux moments les plus inattendus, mais à force d’efforts, de tests, de dérapages aussi, des noeuds se dénoueront indéniablement !

C’est s’ouvrir à une autre vision de l’enfant et de la relation parent/enfant. C’est accepter de remettre en cause la « toute puissance parentale » prônée par nos parents et grands-parents qui, reconnaissons-le, arrangeait bien leurs affaires !

• C’est mettre des règles, imposer des limites, sans tomber dans le travers du laxisme, n’en déplaise à ceux qui disent le contraire ! La parentalité positive, c’est poser un cadre cohérent avec le stade de développement de l’enfant et ses capacités à la lumière de nouvelles données scientifiques.

C’est être bienveillant envers soi-même et pour cela on n’a pas trouvé mieux que les mots d’Isabelle Filliozat : 
« Un enfant n’a pas besoin de parents parfaits, il a besoin de parents suffisamment bons. Un enfant veut rencontrer non un rôle en face de lui, mais une personne, une vraie personne, avec ses émotions et ses propres besoins, ses pensées et ses valeurs, ses compétences et ses limites. On ne peut pas toujours être au top. Quand on n’a pas beaucoup dormi, quand on traverse une période difficile, crier est somme toute humain. Personne, et surtout pas nos enfants, n’attend que nous soyons parfaits. Mais parce-que nous mêmes portons cette exigence de perfection, parce que nous voulons être une bonne mère, un bon père, d’une part nous justifions nos comportements en les nommant éducatifs et, d’autre part, nous n’osons pas demander de l’aide, comme si c’était avouer notre incompétence. »

C’est trouver le courage d’avouer ses fautes/ ses erreurs à son enfant : « j’ai crié/puni et je suis désolé(e) ». L’honnêteté aura un effet libérateur pour vous, votre enfant et votre relation. Voir Papa et Maman craquer eux aussi, ça rassure : « ça arrive à tout le monde, même à Papa/Maman ! »

• Ce qui compte finalement, c’est d’être le plus heureux possible, pas d’être parfaits !

Toute la team vous souhaite un bel été en famille
imparfaitement parfait !


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