Quelle école choisir pour mon enfant ?

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Le 8 mars dernier, Ingrid, co-fondatrice de Little, a animé une jolie soirée autour de LA grande question : « Comment choisir l’école qui correspond le mieux à vos attentes et aux besoins de votre enfant ? ». Séance de rattrapage pour les absents…

Merci à Juline, Caroline, Ludivine, Coline, Christelle et Stéphane pour ces échanges riches !

INTRODUCTION

Avant de rentrer dans le vif du sujet, Ingrid amène chacun à s’interroger sur sa propre expérience de l’école, en commençant par se remémorer ses propres souvenirs d’enfance : quelle image, quels souvenirs avez-vous gardé de vos années passées sur les bancs et dans les cours d’école ? Avez-vous fait votre scolarité à la campagne (parfois en classe unique), à la ville, dans le public, dans le privé ? Comment était l’ambiance de travail ? Qu’aimiez-vous y faire ? Y apprendre ? Gardez-vous des souvenirs douloureux, de situations qui vous ont fait souffrir ? En une phrase, aimiez-vous l’école étant enfant ?

Il n’existe pas d’école « parfaite » ni même d’école qui pourrait satisfaire 100% des parents. Pourquoi ? Nous n’attendons pas tous la même chose de l’école ! La question est donc désormais : qu’attendez-vous de l’école (maternelle) ?

  • Que mon enfant puisse développer sa confiance en lui, sa personnalité, être lui-même
  • Que mon enfant soit écouté et reconnu comme un individu unique
  • Qu’il apprenne le « vivre ensemble ». Toutefois, les adultes doivent pouvoir tenir compte de ses capacités. La maturité de son cerveau ne lui permet pas encore de gérer   toutes ses tempêtes émotionnelles.
  • Qu’il ne soit pas jugé, humilié, mis à l’écart ou encore que ces comportements soient « évalués » (système de smileys vert / orange / rouge).

L’apprentissage d’une langue étrangère – en particulier l’anglais peut parfois faire partie intégrante des attentes des parents.

On s’accorde tous à dire qu’on souhaite que notre enfant soit heureux d’aller à l’école, qu’il nous dise « j’aime l’école » ou encore, nous demande le samedi, « Y’a école aujourd’hui ? ».

Voilà qui tombe bien, car depuis la rentrée 2015, le programme de l’éducation nationale indique que l’école maternelle a pour mission principale de donner envie aux enfants d’aller à l’école pour apprendre, affirmer et épanouir leur personnalité.

 

LE PROGRAMME DE L’ÉDUCATION NATIONALE, EN MATERNELLE

L’école maternelle constitue depuis la rentrée 2014 un cycle unique, fondamental pour la réussite de tous les élèves. Les enseignement y sont organisés en 5 domaines d’apprentissage :

  • Mobiliser le langage dans toutes ses dimensions
  • Agir, s’exprimer, comprendre à travers l’activité physique
  • Agir, s’exprimer, comprendre, à travers les activités artistiques
  • Construire ses premiers outils pour construire sa pensée
  • Explorer le monde

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Les enfants vont donc apprendre à l’école. Mais de quoi ont-ils besoin pour apprendre ?

  • L’enfant a besoin d’apprendre à apprendre
  • Chaque enfant a sa propre façon d’apprendre
  • D’avoir un enseignant intéressant !
  • de jouer, d’apprendre par le jeu,
  • que l’adulte considère la propre motivation de l’enfant, sa curiosité naturelle, son envie d’enfant.
  • Il a besoin d’être en confiance, écouté et considéré (nous savons aujourd’hui, qu’en situation de stress, le cerveau sécrète du cortysol qui a pour conséquence de bloquer les apprentissages)
  • Le « tout par-cœur » que nous avons vécu enfant est-il vraiment utile  aux apprentissages ?
  • L’enfant a besoin de bouger, d’aller dehors en alternance avec un travail nécessitant précision et concentration.
     

FAIRE LE BON CHOIX

École publique du quartier ? École privée sous contrat ou encore école à pédagogie alternative ? Comment s’y retrouver ?

1/ Identifiez vos contraintes familiales/professionnelles.
• Quel trajet maximal êtes-vous prêt à faire pour aller à l’école (pour les bordelais, on parlera plutôt de temps de trajet que de nombre de kilomètres !) ? Pensez surtout à votre petit Loulou de 3 ans qui n’aura peut-être pas toujours envie de faire 45 min de route matin et soir 😉
• Quel est le coût que vous pouvez financer ? Au-delà de l’école (même gratuite), il y a la cantine et la garderie à payer.
• Les horaires de l’école et/ou des services de garderie sont-ils en adéquation avec vos besoins ? La garderie offre t-elle un accueil de qualité ?

2/ Visitez les écoles de votre TOP 3 lors des journées portes-ouvertes
Pour les écoles publiques, certains directeurs d’école acceptent de rencontrer les familles en amont de l’année scolaire. N’hésitez pas à questionner les valeurs de l’école : est-elle plutôt axée sur la discipline ou attachée à la créativité de l’enfant ? L’enfant doit-il s’adapter à l’école ou l’école veille-t’elle à s’adapter au mieux à chaque enfant ? Quand l’enfant enfreint les règles : les équipes pédagogiques privilégient-elles la sanction ou l’accompagnement ? Quelle est la place des parents dans l’école ?

3/ Privilégiez le bien-être au prestige
Votre loulou aura tout le temps de développer son réseau quand il aura développer sa confiance en lui 😉
Les écoles Montessori se développent particulièrement depuis quelques années en France et en Gironde. Choisissez ce type d’écoles pour la pédagogie active et non parce que c’est tendance. Les éducateurs vous demanderont d’ailleurs de partager leur vision de l’éducation et d’accompagner votre enfant au quotidien en cohérence.

LES GRANDS PRINCIPES DE LA PÉDAGOGIE MONTESSORI

« L’enfant n’est pas un vase que l’on remplit, mais une source que l’on laisse jaillir. » Telle est la philosophie de l’éducation de Maria Montessori, première femme médecin d’Italie, dévouée à la cause des enfants.

La liberté
C’est une notion fondamentale de la pédagogie Montessori. En classe, les enfants sont libres de choisir l’activité qu’ils souhaitent faire parmi celles qui leur sont proposées, à la seule condition d’avoir déjà « vu » cette activité avec l’éducateur(trice), et peuvent y passer le temps qu’ils veulent. Ils ont aussi le droit de parler (à voix basse) et de se déplacer comme ils l’entendent dans la classe, tant que l’ambiance de travail est respectée.

L’autodiscipline
Elle va de pair avec la notion de liberté et s’applique tout autant pour l’attitude que pour les corrections. Plutôt que d’attendre passivement les corrections d’un tiers, l’enfant est invité à repérer lui-même ses erreurs. D’autant que, selon la méthode Montessori, il ne s’agit pas tant d’avoir « juste » ou « faux » que de s’exercer à faire mieux, de se perfectionner dans l’activité.

L’action en périphérie
Selon Maria Montessori, il est plus profitable d’agir sur son environnement plutôt que sur l’enfant lui-même. En pratique, il s’agit par exemple de parler moins fort pour l’inciter à en faire autant, plutôt que de lui ordonner de le faire. Ou encore, de mettre à sa portée un meuble à chaussures et à chaussons, plutôt que de lui demander d’aller les ranger ou les chercher dans un placard.

Le respect du rythme de chacun
Peu importe que l’enfant soit rapide ou lent, tant qu’il est concentré. La pédagogie Montessori met l’accent sur le respect du rythme de chaque enfant, et préconise de ne pas mettre d’étiquettes aux enfants (« tu es lent », « tu es rapide »), au risque de l’enfermer dans ce qualificatif.

L’apprentissage par l’expérience
L’abstraction ne se transmet pas. Tel est le postulat à partir duquel se base la réflexion montessorienne. Pour s’approprier les concepts, l’enfant doit manipuler, de façon tangible et concrète, avec ses cinq sens. Là encore, cela passe par l’utilisation de matériel adapté. Il s’agit par exemple, pour expérimenter l’unité, la dizaine, la centaine etc. d’utiliser des perles. Les enfants peuvent les soupeser, les comparer, et intégrer, par la vue et le toucher, leurs différences ou leurs proportionnalités.

L’activité individuelle
Si quelques activités sont présentées en petits groupes, la plupart se font plutôt en individuel, afin que les enfants s’approprient les concepts de façon personnelle.

L’éducation, une aide à la vie
Selon Maria Montessori, l’enfant est potentiellement bon, et il suffit de le respecter pour qu’il le reste. Le respecter, c’est l’inviter à respecter les autres, et donc, le préparer à une vie sociale harmonieuse. Le but de l’éducation montessorienne est d’aider l’enfant à acquérir une discipline intérieure.

Pour conclure, choisir la «  bonne école », c’est d’abord celle où votre enfant s’épanouira
et à laquelle vous le confierez en toute confiance !


LE SAVIEZ-VOUS ?

• 85% des enfants sont scolarisés en école publique en France. Les enseignants (professeurs des écoles) sont tous formés à l’IUFM (Institut Universitaire de Formation des Maîtres). Leur employeur est l’État qui les rétribue (tout comme les médecins et les infirmières scolaires). Mais c’est la mairie qui finance le fonctionnement de l’école (entretien, mobilier, chauffage, personnel de cantine et ATSEM
• Les écoles privées sous contrat ont signé un contrat avec l’État qui les finance en partie (en rémunérant en particulier leurs enseignants) et contrôle les programmes enseignés. Elles proposent souvent un enseignement religieux à leurs élèves, mais ce n’est pas systématique.
• Les écoles privées hors contrat (nettement moins nombreuses que les autres écoles privées) sont totalement indépendantes (programmes, horaires, etc.) et financées par les frais de scolarité à la charge des parents.
Dans les deux cas, les enseignants sont issus de centres de formation privés.
• Les approches pédagogiques : Qu’elles soient dans le secteur public ou privé, certaines écoles ou certains enseignants développent des pédagogies dites « différentes », fondées sur une approche de l’élève en tant qu’acteur de son apprentissage. Les plus connues sont les pédagogies Freinet et Montessori. Mais il existe aussi d’autres courants de pédagogie active. L’essor des écoles Montessori en Gironde est net ces dernières années.

A méditer : REUSSIR SA VIE, c’est quoi ?

Henri a 30 ans, il est avocat en droit pénal dans un célèbre cabinet. Il a fréquenté les meilleures écoles, réussi brillamment tous ces examens tout au long de sa vie étudiante. Il est célibataire et est suivi pour dépression depuis 3 ans.
Mathieu aussi a 30 ans. Il a quitté l’école à 16 ans. Il est devenu pompier. IL est fier de son métier. Il est marié, papa d’un petit garçon et est très entouré.

Aller plus loin

A FAIRE :
• Conférence d’Isabelle PELOUX autour de la pédagogie de la coopération
Samedi 7 avril de 17h à 19h – Athénée Municipale à Bordeaux – Sur réservation
+ d’infos

• Projection du film «  L’arbre de l’enfance «  d’Anne BARTH
Samedi 7 avril à 19h30 – Mégarama de Bordeaux-Bastide. Sur réservation
+ d’infos

Et chez LITTLE ?
• Soirée-débat : « En route vers l’école : comment préparer mon enfant ? », animé par Valentine
Mercredi 23 mai de 18h30 à 20h – Little Chartrons (118, rue Camille Godard)
+ d’infos

A VOIR :
• « Une idée folle »
Tourné dans neuf établissements scolaires – publics et privés, de la maternelle au collège, aux quatre coins de la France, « Une Idée Folle « pose la question du rôle de l’école au XXIème siècle, à travers le témoignage d’enseignants, d’enfants, de parents ainsi que d’experts de l’éducation.

• « Le maitre est l’enfant » d’Alexandre Mourot
Tourné dans une classe 3-6 ans d’une école Montessori.

• « Être et devenir » de Clara Bellar
Rencontres avec des familles qui ont choisi de ne pas scolariser leur enfant.

A LIRE :
• Hors-série LE POINT « le guide de l’enfant heureux et bien portant ».
• « Heureux d’apprendre à l’école », de Catherine GUEGEN
• « Le grand guide des pédagogies alternatives », de Madeleine Deny & Anne-Cécile Pigache
• Article « La pédagogie Montessori, c’est quoi ? » paru dans Psychologies Magazine

A CONSULTER :
• Pour les écoles publiques, rdv directement sur le site web de votre ville.
• Pour les écoles privées sous contrats : https://www.enseignement-prive.info/ecoles/gironde/departement/33/ECOL/1
• Pour les écoles à pédagogie active / alternative :
http://demainlecole.org/repertoire/wpbdp_category/33-gironde/

 

 

 

 

 

 

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